LE FEU SACRÉ ...
Premières brindilles : la
Résidence à l'institut français
Une rencontre improbable, on nous l'avais soufflé à l'oreille avant le départ : "Kanjar'oc, vous êtes trop rock, ça ne collera jamais avec Saïd Outajajte..."
Kanjar'oc aime les défis.
Et ne le regrette jamais : la rencontre à l'institut français en sera la preuve dès les premières notes lancées en l'air : Saïd et son équipe ne parlent pas un mot de français, et Kanjar'oc pas un brin de marocain (bon ok, allez, 2 mots, pas plus); c'est bien en terrain neutre qu'il va falloir jouer... Et le courant passe, avec les mains, avec les notes, les sons... pendant deux jours.
Il en sortira une collaboration sur 2 morceaux; le premier, "Haribab", inscrit au répertoire de Saïd Outajajte, sur lequel la furia s'invite, et "La sono mondiale mondiale" proposée par Kanja, sur laquelle Saïd posera son rebâb et sa voix envoutante...
Le défi suivant, jouer les deux morceaux ensemble, sur scène...
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Le théâtre d’un soir…
La cerise sur la gâteau (le pruneau sur le tajine en fait…), c’était le concert, bien
entendu.
Rendez-vous est donc pris le vendredi 20 juin, au théâtre de Verdure, dans le cadre de la fête de la Musique (merci Jack). De la verdure que nenni dans ce théâtre, mais plutôt un amphi où le béton et les carreaux bruns dominent. Notre troupe arrive dans l’après-midi pour les balances sous une chaleur accablante. Après des débuts cahoteux, la sono de fortune parvient à cracher ses décibels, et elle tiendra le coup jusqu’à extinction des feux.
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Le soir, Saïd Outajajte et son équipe ouvrent le bal devant 1500 personnes. Son chaabi et sa fougue font chavirer un auditoire tout acquis à sa cause. C’est la star du coin en fait ! Pour nous, le plus dur reste à faire…
Habitués à des joutes paradoxales (6 personnes à Barcelone au début puis 7000 en Andalousie plus tard), Kanja réussit son show. Des mères de familles aux plus jeunes, tous finiront par taper des mains et des pieds. Notre rock métissé les expédiera le temps d’un concert de l’autre côté de la méditerranée. Un drôle d’orchestre, je te jure !
Allez, une deuxième exclusivité... la version de "Haribab" sur scène le soir du concert :
Le matos plié, Agadir se donnera à nos gouailles joyeuses jusqu’au lever du jour, mais dans le fond de notre cœur pour toujours. Chokran Agadir, Maroc, Afrique, Océan, planète Port-de-Bouc !
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